Classe d’usure PEI : choisir sans se tromper

Sur chaque fiche de grès cérame émaillé figure une classe PEI, de I à V. Elle mesure une seule chose : la résistance de l’émail à l’abrasion de surface, testée par un abrasif tournant. Ce n’est ni la dureté, ni la résistance aux rayures, ni la solidité du carreau. Savoir ce qu’elle dit évite deux erreurs opposées.
Ce que veut dire chaque classe
- PEI I — mur uniquement, ou pièce traversée pieds nus. Salle de bains sans passage de rue.
- PEI II — trafic léger : chambre, salle d’eau privative.
- PEI III — trafic domestique normal : séjour, couloir, cuisine familiale. La classe qui couvre la majorité des logements.
- PEI IV — trafic intense : entrée sur l’extérieur, cuisine ouverte, petit local professionnel.
- PEI V — trafic très intense, commerce et lieux publics.
Les deux erreurs classiques
La première : poser un PEI II en entrée. Le sable ramené sous les semelles agit comme papier de verre et matit l’émail en deux hivers. La seconde, plus fréquente qu’on ne croit : surclasser inutilement. Un PEI V dans une chambre coûte plus cher, propose moins de décors et n’apporte rien.
La teinte compte autant que la classe
Un émail brillant et foncé montre l’usure et les micro-rayures bien plus vite qu’un mat clair ou légèrement structuré, à classe identique. En entrée sombre, préférez un mat structuré : il masque, et il glisse moins.
Et le cérame pleine masse ?
Un cérame pleine masse (teinté dans l’épaisseur, non émaillé) n’a pas de classe PEI : il n’a pas d’émail à user. C’est la solution des passages très intenses, où une éraflure ne révèle aucune couche différente.
À retenir
PEI III pour l’essentiel du logement, PEI IV dès qu’on rentre de l’extérieur, pleine masse pour l’usage professionnel. Et rappelez-vous : la classe ne dit rien de l’adhérence — pour une salle d’eau, regardez plutôt l’indice antidérapant R.
