Carreau de ciment : pourquoi l’hydrofuge n’est pas optionnel

Le carreau de ciment n’est pas cuit : il est pressé à froid, puis simplement séché. Sa couche d’usure est un mortier pigmenté de 3 à 4 mm, teinté dans la masse. Magnifique, vivant — et poreux. D’où une règle non négociable : l’hydrofuge n’est pas une option de confort, c’est une étape de pose.
Pourquoi la porosité change tout
Un carreau non traité boit. Une goutte d’huile d’olive, un fond de verre de vin, l’eau grasse d’une serpillière : tout pénètre et laisse une auréole que le nettoyage ne rattrape pas. Le traitement bouche la microporosité sans former de film, en laissant le carreau respirer.
Traiter avant, pendant, après
- Avant la pose : une première couche de bouche-pores protège la face contre le voile de ciment du jointoiement.
- Après le jointoiement : nettoyage complet, séchage de plusieurs jours, puis application de l’hydrofuge oléofuge en deux passes croisées.
- Ensuite : une couche d’entretien tous les deux à trois ans en pièce sèche, tous les ans en cuisine.
Le jointoiement, moment critique
Utilisez un joint fin, gris clair, sans additif coloré agressif, appliqué par petites surfaces et retiré rapidement. Un joint noir sur un carreau clair non protégé tache définitivement. Ne laissez jamais le mortier sécher sur la face décorative.
Le laitance et la patine
Un léger voile blanchâtre après séchage est normal : c’est la laitance, à retirer avec un décapant spécifique non acide — jamais d’acide chlorhydrique, qui attaque les pigments. Avec le temps, le carreau se patine et fonce légèrement. C’est recherché.
À retenir
Bouche-pores avant, hydrofuge oléofuge après, joint clair posé proprement et zéro produit acide. Un carreau de ciment bien traité tient cinquante ans ; mal traité, il se tache en une semaine. Nos fiches produit précisent le traitement adapté à chaque série.